Accord signé entre Fiat et Mazda

L’accord définitif confirmant la production par Mazda d’un spider 2 places pour Alfa Romeo dans les usines japonaises d’Hiroshima à partir de 2015 a été signé le 18 Janvier.

Développé sur la base commune de la future MX5, référence dans la catégorie des roadsters depuis 1989, les 2 marques proposeront des véhicules à propulsion dont le style et les motorisations seront spécifiques à chaque marque.

Une bonne nouvelle en soit, qui va permettre à Alfa Romeo de proposer enfin une descendante aux spiders des années 90 et ravir tous les fans qui attendant le retour du duetto. Espérons qu’un moteur chantant et passionnant prendra place sous le capot pour s’allier au châssis mazda afin d’offrir un vrai plaisir de conduite.

Il va sans dire que pour atteindre les objectifs de la marque en 2016, la multiplication des modèles est essentielle, mais entre la 4C et un spider, les ventes ne devraient pas s’envoler non plus! Ce sont 2 segments de niche aux ventes confidentielles, il va falloir s’orienter aussi sur des marchés plus porteurs. Mais la passion devrait revenir au catalogue du biscione, et ça c’est vraiment réjouissant.

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14 Commentaires

  1. brera dit :

    @Philibert

    J’ai beaucoup de mal à suivre ton raisonnement, je ne vois pas grand chose de nouveau dans la stratégie de Marchione, si ce n’est, comme d’habitude, quelques « belles » déclarations qui n’engagent que ceux qui y croient…
    La stratégie de Marchione pour Alfa n’a pas changée d’un pouce, et elle est malheureusement la même que pour Lancia. Pour lui, Alfa ce n’est qu’un blason à apposer sur le capot de voitures conçues par d’autres…
    A l’écouter, la 159 était une voiture ratée car Alfa avait partagé la conception du châssis avec l’américain GM et avait confié aux australiens et aux allemands de chez GM le soin des motorisations essences… Mais c’est promis, on ne refera plus la même erreur… Maintenant, c’est Ferrari et Maserati qui vont s’occuper d’Alfa…De biens belles paroles, mais quand est il de la réalité ??? Pour la Guilia, c’est les américains qui sont maîtres d’œuvres de la plateforme en prenant pour base la Guilietta et au niveau moteur, le hdg (V6), ce sera eux aussi. Le V6 « tout italien » qui était en préparation chez Fiat avant la prise de participation chez Chrysler a été abandonné depuis… Même si il sera peut être assemblé chez Maserati, le V6 3l, c’est du chrysler…Pas du Ferrari… Le futur SUV, sera du même tonneau… Et même pire, on ne devra qu’à la saturation quasi complète des usines US , la production de ces modèles, pourtant emblématiques, en italie.
    Pour le duetto, ce sera pareil, mazda est responsable de tout, au mieux, il y aura un moteur fiat à se mettre sous la dent…
    Bien sur, un petit constructeur comme Fiat a besoin d’alliance avec d’autres pour partager ses coûts d’investissement, et j’ai toujours été très favorables à des alliances. Mais pour moi des vrais coopérations nécessite la mise en commun et le partage du développement… Il n’y a que comme cela que l’on peut garantir un produit conforme aux attentes de chacun…
    Et on peut dire la même chose pour Maserati… Petit constructeur habitué à sortir un nouveau modèle tous les 4 ans, et à qui on a assigné des objectifs très ambitieux… Pas moins de trois modèles en l’espace d’une année… On s’attendait à voir, à l’image de Jaguar en angleterre, fleurir les offres d’emploi dans la région de modène pour étoffer au plus vite le bureau d’étude et pouvoir ainsi faire face à la hausse du plan de charge du bureau d’étude… Que nenni… Les américains de chrysler feront bien l’affaire… Châssis… Moteurs… Heureusement, il reste le trident sur le capot… Et l’usine de Modène, mais pour combien de temps ….
    Chez Fiat-Chrysler, les rôles sont clairs, fiat sera le maître d’œuvre de l’entrée de gamme, Chrysler s’occupera des gammes supérieures, et Ferrari s’occupera de la niche sportive et luxueuse.
    Oui, je sais, j’ai peut être une vision « à l’ancienne » de ce que doit être une entreprise, et surtout une entreprise qui me passionne… Mais pour moi, une entreprise qui n’a plus de bureau d’étude propre, est une entreprise qui est morte… Pour moi, la Guilietta est la dernière vraie alfa… Le spider duetto, sera peut être un succès, et il permettra sans doute (je l’espère), à beaucoup de frimer avec un badge alfa sur le capot, mais pour moi, ce ne sera jamais une alfa… Je ne fais pas partie de ces intégristes du badge, qui seraient prêt à aduler une tata nano, si SM décidait d’y apposer un badge alfa sur la calandre… Oui, le Piech il a raison, une Lamborghini, ou une Ducati seront bientôt beaucoup plus italien qu’une alfa… Merci SM… Peut être le sauveur de Fiat… Mais le fossoyeur de l’automobile italienne…

  2. philibert.lechat dit :

    @ Brera: Je suis d’accord qu’il faut passer des paroles aux actes, et là il y a bien sûr beaucoup à dire. Mais, sur le fond, si l’on compare aux errements d’il y a encore 3 ans (quand Marchionne annonçait que la Giulietta serait la dernière Alfa avant la fameuse « revue stratégique »…, ou qu’il fallait absolument qu’Alfa atteigne 500.000 ventes en 2014, en lançant des MiTo 70 ch!) la situation a évolué plutôt dans le bon sens. Je crois aussi que Marchionne a raison de présenter la 159 et la Brera comme des erreurs magistrales (c’est dommage qu’il ait présidé à leur lancement…) n’ayant, malgré des qualités réelles et l’investissement qu’elle représentaient, rien de ce qui fait une Alfa, sauf des lignes réussies: des moteurs GM ou diesel, une conduite privilégiant la stabilité et la sécurité au prix d’une lourdeur rédhibitoire… Comme disait la propre publicité d’Alfa (pardon pour mon italien incertain): ‘Bellezza non basta »!

    Je crois qu’effectivement, l’avenir d’Alfa est de devenir une marque premium à vocation mondiale, produite pour l’essentiel en Italie, et en continuum avec Maserati. Le fait que Ferrari travaille sur les futures motorisations Alfa me semble donc positif, si c’est autre chose qu’un effet d’annonce, compte tenu qu’il n’y a plus de compétences de motoriste propres à Alfa Romeo, comme d’ailleurs aussi à Maserati. Et finalement, même s’il y a des insuffisances, la trajectoire de Maserati au cours des dernières années a été encourageante, Maserati aujourd’hui n’a rien à voir avec le Maserati moribond et bricolé de la fin des années 90, avec des produits qui ne sont pas parfaits mais qui reflètent bien ce qu’on attend de sportives italiennes luxueuses et émotionnelles. Le problème N° 1, c’est la capacité d’investissement, qui n’est pas considérable chez Fiat qui mène une stratégie financière prudente privilégiant le maintien d’une trésorerie élevée (il a raison, compte tenu de son rating et de sa mauvaise image sur les marchés et auprès des banques) et doit impérativement prendre le contrôle total de Chrysler qui lui permettra de faire mieux circuler les cash flows. Il est probable donc que le plan de relance de Maserati/Alfa sera long et laborieux à se mettre en oeuvre, et que les nouveaux modèles arriveront au compte goutte, et je ne parle pas du réseau, où presque tout est à reconstruire et qui n’est absolument pas formaté pour répondre à ce qu’attendent des clients premium provenant de chez Audi ou BMW. Donc le repositionnement d’Alfa est une tâche de 10/15 ans au mieux, et implique d’abord que les modèles soient vraiment excellents. Je suis d’accord que tout ça est loin d’être gagné, mais c’est un pari pascalien que j’aimerais prendre.

  3. brera dit :

    @Philibert

    Il est clair que je ne partage pas plus ton optimisme (même si j’espère me tromper) sur les futures italiennes que ton opinion sur le couple 159/brera.
    Je pense aux contraires que ces deux voitures ont fait (et continuent à en faire) beaucoup de bien à l’image d’alfa… De belles voitures qui font encore tourner la tête sur leur passage et qui ont continuer à garantir une certaine légitimité à Alfa sur ce segment (on ne compte plus le nombre de voitures de la concurence (y compris allemande) qui ont repris à leur compte les bonnes idées de style de ces deux modèles… Une finition valorisante, même si certains détails font un peu taches… Et un plaisir et une précision de conduite, tout a fait à la hauteur de la concurrence… Bien sur, elles avaient des défauts (mais quelle voiture n’en a pas…) Un poids élevé, mais qui s’est un peu résorbé par la suite, et des moteurs assez gourmands par rapport à leur performances… Mais elles avaient le mérite d’être là et même si on peut leur reprocher un certain manque de dynamisme, certes peu en phase avec les attentes d’une partie de la clientèle alfiste, elle apportaient quelque chose de nouveau, et cela n’a jamais empêché une voiture de se vendre… Personnellement, avant de me décider pour le Brera, j’ai bien lu la presse, j’ai roulé avec plusieurs fois, et j’ai pu comparé sur circuit (dans le cadre des essais alfa) avec son petit frère GT V6…. Le résultat, est que même une personne avec un conduite plutôt dynamique comme moi (ce qui est je trouve de plus en plus rare de nos jours… Je rentre à l’instant d’un weekend à la montagne, et je peux te dire que rare sont les personnes qui ont suivi le train de ma pourtant petite punto…), a choisi le Brera. J’avoue quand même que mon rêve aurait été la carroserie du brera, sur le chassis du GT avec le v6 busso… Mais combien sont ils dans mon cas ? surtout dans ce niveau de prix ??? à mon avis, et à les voir rouler tous les jours, ils sont très peu nombreux…
    C’est pour cela que je pense que chez Fiat,on n’a jamais bien cherché à comprendre les raisons de cet échec, comme d’habitude chez eux, on se désinteresse des voitures dès leur sortie, et on repart de zéro en espèrant faire un meilleur coup la prochaine fois… Une 159 phase 3 aurait à mon sens été très pertinente… Pour ma part, ma seule déception avec la brera, concerne la consomation (mais il parait que j’ai le pied lourd), le moteur qui ne pousse pas assez (mais ça je le savais), et la fiabilité pas en phase avec ce que j’avais l’habitude d’avoir chez Fiat (et j’ai pourtant une phase 2)…
    Et si je parle aussi longement de la 159, c’est parceque je pense que les prochains produits du groupe risquent d’être à son image… A commencer par la quattroporte dont la conception relève de la même philosophie opportuniste… Dans l’industrie, il n’y a pas de miracle, on récolte ce que l’on sème… On peut en effet se réjouir du bel opportunisme de SM qui va semble t il déboucher sur la sortie de plusieurs nouveaux modèles, mais qu’en sera t il de ces voitures ???
    Des années de sous investissement chroniques ont considérablement réduit le potentiel humain de Fiat, la plupart de ses sous traitants sont exangues, ils ont considérablement réduit leurs ressources, et ils ont peu de moyens d’investissements… Il reste bien sur les grands équipementiers internationaux, mais là cela va être plus dur pour Fiat avec ses petits volumes… Pour info, dans ma boite, une certaine firme aux anneaux arrive a payer certaines pièces moins chers que les francais… En Italie, à part Ferrari, Lamborghini et Ducati, qui se sont considérablement développés sur ces dix dernières années, les autres sont à la peine… On en arrive à devoir se réjouir de la simple annonce d’une attribution d’un nouveau modèle, synonyme de mise à niveau des outils de production de l’usine concernée… Je peux te garantir que comparé à ce qui se passe actuellement à ingolstadt et même à Mladá Boleslav, une simple visite a Turin te met le moral dans les chaussettes, et encore je ne parle même pas des ruines de Milan, ou là, j’ai carrément les boules…
    Et encore, cela ne concerne que les voitures, car un achat automobile, cela ne se limite pas à la voiture, il y a aussi bien sur l’image du produit, et aussi le service que tu penses recevoir…. Et là, c’est souvent la douche froide, car l’etat du réseau en France, est à l’image de ce que SM a construit au niveau industriel en italie… Il y a bien sur des gens compétents et un service souvent à la hauteur, mais combien de garages ont été en mesure de réaliser des investissements pour se mettre en valuer ??? Pour vendre des voitures, il faut des garages qui te donne envie de les visiter… Peu de gens ont envie de donner 30 à 40K€ à un garage qui ne montre pas des signes extérieur de bonne santé financière…Et là aussi, il y a beaucoup de travail à faire…
    Après pour Maserati, cela peut marcher, la marque a une très bonne image, et même si ils sortent une quattro avec le syndrome 159, je ne suis pas sur que les clients verront la différence… Par contre, il faudra les vendre chez Ferrari…. Si on les vends chez Fiat, dans 10ans, Maserati est dans la situation d’Alfa aujourd’hui…

  4. philibert.lechat dit :

    Bonjour Brera,
    Je suis d’accord avec toi sur le style superbe des Brera/159 et la bonne qualité de la finition, mais je confirme que pour moi la définition mécanique et le poids, même (et même en particulier) avec le V6 Holden (sachant que la 159 était fondamentalement axée sur du diesel qui a d’ailleurs été loin d’être sans reproche avec les 5 cylindres et les problèmes de FAP) étaient malheureusement le reflet d’un abâtardissement d’Alfa annonciateur de la fin de la marque sous la forme que l’on avait connu (c’était le temps où les dirigeants de Fiat parlaient de la « nouvelle génération d’Altistes », sous entendant que les Alfistes traditionnels avaient fait leur temps….) C’est sévère, mais je crois que cette voie (plus de moteurs Alfa, imitation des Allemandes et pari de différenciation uniquement sur le style) étaient une impasse.
    Je pense qu’aujourd’hui, sans en être encore totalement sûr compte tenu des revirements auxquels nous avons été habitués, la stratégie de Marchionne pour Alfa est enfin la bonne: mise en avant des valeurs traditionnelles de la marque (style, moteurs, légèreté, sportivité) et montée en gamme avec recherche de débouchés mondiaux pour des voitures qui doivent rester « made in Italy ». D’un voyage d’une dizaine de jours en Californie, je reviens impressionné par le poids des marques allemandes (BMW et, dans une moindre mesure Audi) dans le haut de gamme sportif, de la montée en puissance des marques américaines dans le moyen de gamme (y compris les SUV) + les coréens, mais aussi -et c’est très positif- du succès de la Fiat 500 (à Los Angeles, on en voit partout, surtout des Abarth, alors qu’elle n’est vendue aux USA que depuis un an) et aussi des Maserati Gran Cabrio et Quattroporte. Tout ça pour dire que les marques mondiales premium ont toutes leurs chances, dès lors qu’une stratégie effective de différenciation est conduite efficacement. Dans ce contexte, Alfa Romeo a une excellente carte à jouer, je suis convaincu que la 4C cartonnera là bas, comme sans doute aussi en Asie si elle est réussie et exclusive, et que ceci constituera un vecteur d’image très fort qui ouvrira la voie à suivre pour les modèles à venir. Mais pour çà, il faut une image, c’est à dire l’italiannité, l’exclusivité et les moteurs.
    Jusqu’à récemment, (avec une nuance pour la Giulietta, où Alfa/Fiat a commencé à revenir un peu aux sources, je pense d’ailleurs que la Giulietta QV ou TCT essence sont assez proches de ce que doit être une offre concurrentielle premium et auraient leur place également en dehors d’Europe, mais c’est un autre sujet) Alfa n’avait ni la stratégie, ni la capacité d’exécution opérationnelle (je partage tes remarques sur le réseau). Aujourd’hui, il semble avoir enfin une stratégie. Reste à l’exécuter correctement et là effectivement, tout est à faire.

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