Brésil : un modèle de rentabilité pour Fiat !
A l’heure où le plan « Fabricca Italia » est remis en cause (cf. billet du 18/09/12), les méthodes de production au Brésil apparaissent comme un véritable modèle du genre en termes de rentabilité : Fiat y produit 60% de plus de véhicules qu’en Italie avec 35% de moins d’opérateur !
Fiat continue à perdre de jour en jour d’importante part de marché en Italie et par extension en Europe, alors qu’au pays de la carioca les chiffres sont en constante croissance : rien qu’au mois d’aout, il s’est écoulé 6 fois plus de voiture au Brésil (98.000 unités) qu’en Italie, et sur les 8 premiers mois de 2012, le Brésil enregistre deux fois plus de vente qu’en Italie en dépassant la barre des 540.000 unités.
Bien évidemment, comparé le marché brésilien qui est en pleine expansion à un marché italien/européen en récession n’est pas très adéquat – mais lorsqu’il s’agit de confronter les méthodes de production et le cout associé cela devient du coup concevable. Sur l’année 2011, les sites de production italien qui emploient 24.000 personnes ont vu 472.000 véhicules sortir de leurs chaînes de montage. A titre de comparaison, l’usine brésilienne de Minas Gerais a produit durant la même année 745.000 unités (soit 60% de plus) avec seulement 15.374 opérateurs (soit 35% de moins).
Ces écarts de productivités vont très largement grandir avec l’ouverture du second site de production au Brésil, qui à partir de 2014, devrait tourner à plein régime et produire 250.000 unités/an avec 3.500 employés.
Au total, le Brésil produira en 2014, 1 millions d’auto (plus du double que tous les sites de production italien) avec seulement 19000 employés, soit 20% de moins qu’en Italie.
Que décidera Sergio Marchionne à la fin du mois d’octobre lors de son allocution sur l’annonce des résultats du troisième trimestre, et sur sa politique d’investissement à venir ? L’inquiétude est de mise pour les sites de production italien.







26 Commentaires
Pas difficile d’être rentable au Brésil.
C’est un marché en croissance où la capacité de production est inférieure à la demande, les usines modernes et surtout il n’y a pas le poids du passé en terme de nombre de salariés.
Il y a aussi le fait que la majorité des brésiliens n’ont pas encore les moyens d’acheter des Audi à 49 000 euros.
Il faut ensuite rendre hommage aux dirigeants italiens qui ont faits le pari de conserver au maximum l’emploi, au lieu de licencier à tout va, comme cela a été le cas aux USA avec Chrysler.
On voit que le comique du site fait encore des siennes… Avant de traiter les gens de minable tu ferais bien d’apprendre le fonctionnement d’une entreprise et de l’économie de marché…
Ce genre de post ne veut absolument rien dire, on fait dire ce que l’on veut au chiffre… Ce type de déclaration est réservé aux personnes qui possèdent un QI proche de zéro…
Pour être pertinent, il faut comparer à paramètre équivalent…
Quel sont tes marchés, quel sont tes productions, quel est ton organisation…
Comme je l’ai déjà dit, je travaille chez un équipempentier auto, je suis basé au siège de l’entreprise et nous avons aussi une usine sur le site. Si on fait le ratio pièces produites par le nombre de salarié, notre site est et de loin le moins productif du groupe, normal, tous les services centraux (donc les non productifs) sont basés ici, (administratif, commerce, etude, R&D…), en plus comme la matière grise y est abondante, toutes les petites productions très technique sont basés ici… Et c’est encore pire si on parle d’argent car tous les plus gros salaires sont sur le site….
Si on suit ton raisonnement, notre site de Tunisie, qui ne réalise qu’une toute petite partie de notre éventail de produit (les pièces les moins techniques et avec les séries les plus importantes) est le CHAMPION au sein du groupe… Nous devrions donc fermer tous les autres sites et ne construire que sur ce modèle dans des pays low cost…
C’est un raisonnement stupide, car d’une part, ce site est incapable de vivre seul, il est complètement dépendant de nous (technique, commerce et logistique). Et d’autre part le type de production qu’il réalise est très basique et transposable sans aucune difficultée à un autre endroit de la planète, ce n’est donc pas lui, qui nous permet de décrocher des marchès en nous démarquant de nos concurrents…
J’espère que ce petit cours d’économie pour les nuls t’a beaucoup plus et que tu réfléchiras un peu plus avant de traiter les gens de minable…
@brera Mio povero ragazzo, mi fai pietà.
C’est tout ce qu’il lui reste, une petite phrase en italien…………..
C’est ce qu’on appelle l’esquive à l’italienne, Marchionne a bien formé son disciple
La seule réalité, c’est comme l’a très clairement dit Geo59 : Le marché brésilien n’est constitué presque que de petites voitures des segments A et B, et tendance lowcost. Fiat, comme VAG ou Chevrolet, voire PSA y ont fait leur trou dans ce domaine. Les modèles les plus vendus ne sont pas les plus récents : Uno, Strada, Palio et Panda sont les modèles les plus vendus. Ces modèles ne coutent rien à produire (du moins rien à voir avec des autos modernes) et son dépassés technologiquement, la MO dans les usines ne coute pas cher non plus. Mais c’est tout à fait en accord avec le pouvoir d’achat des brésiliens, aucune critique à faire n’y a y voir. Fiat est spécialisé dans la voiture populaire. Le choix du brésil est stratégique et normal. Tous les groupes « populaires » y sont représentés.
La culture de certains sur ce blog nous laisse tous pantois