Prise en main Nouvelle Gamme Lancia
Depuis la mise en place du partenariat Italo-Américain entre Lancia et Chrysler, les ventes de la marque de Chivasso repartent à la hausse. +120% sur le 1er semestre 2012 par rapport à 2011. Le fait de pouvoir enfin proposer une gamme complète avec 6 modèles allant de la citadine à la grande berline routière en passant par les monospaces permet de couvrir 70% du marché et séduire une clientèle en manque d’exclusivité.
L’Ypsilon, véritable best seller représente 60% des ventes de la gamme actuelle. Elle se dote cette année de quelques détails la rendant encore plus raffinée et de 40% d’équipement supplémentaires qui porte l’avantage client entre 500 et 1000€. La clientèle, essentiellement féminine pourra désormais choisir le beige pour son habitacle en plus du noir et du marron chocolat. Quelques touches de chromes sont disséminées un peu partout dans l’habitacle pour le rendre plus cossu. Mais la grosse nouveauté du cru 2012 c’est le montage d’une boite courte sur le 1,2L 69ch qui transfigure le comportement de cette citadine. Le 0 à 100Km/h prend 4s de moins qu’avec l’ancienne boite pour une hausse de consommation d’à peine 0,2L au 100Km. En ville cette nouvelle transmission fait merveille, l’auto se révèle dynamique et permet de s’extraire du traffic ou de décoller d’un feux rouge avec vigueur. Le châssis bien né supporte ce regain de vigueur et on prend un réel plaisir à conduire cette citadine. Les sièges assurent un confort appréciable et l’habitacle élégant se révèle pratique avec tous ses rangements et détail ultra girly qui fera craquer la clientèle, les logos Ypsilon en strass sur les tapis de sol. Indispensable! Une citadine chic et décalée pour qui ne veut pas s’afficher en Fiat 500 ou autres Mini.
Pour la familiale, la Delta 2ème modèle le plus vendu voit sa gamme simplifiée après 4 ans de production. La finition de base silver disparaît et est remplacé par 2 entrées de gamme proposée au même prix Gold et intensa. L’executive à l’équipement pléthorique chapeaute tout ça.
Le monospace Voyager est le 3ème sur le podium des ventes. Cette année il propose une finition platinium offrant une sellerie en cuir/alcantara permettant de voyager en famille aussi luxueusement que possible. La nouvelle ambiance beige vient compléter la gris foncée ou la noire déjà proposée pour une ambiance plus chaleureuse, plus italienne, plus Lancia! Il y a fort à parier que cette finition séduira plutôt des hôtels ou des sociétés de transport de luxe pour convoyer leurs clients que des familles.
En parlant de luxe, une marque comme Lancia se doit d’avoir un vaisseau amiral véhiculant toutes les valeurs d’exclusivité, d’élégance que son blason impose. Voyons si la Thema, port-étendard de la marque remplit bien son rôle. Tout d’abord, commençons par la ligne. Basée sur la Chrysler 300C, elle en reprend le design et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas anodins. Qu’on aime ou non, elle ne laisse pas indifférent avec ses ailes galbées, sa ceinture de caisse très haute, sa surface vitrée réduite au minimum comme sur un coupé et sa silhouette imposante. Quelques touches de chromes viennent réhausser le côté luxueux de la belle, surtout dans cette livrée Luxury Brown particulièrement élégante. Quand on ouvre la portière, on rentre dans un salon pullman. Le cuir tendu recouvre toutes les surfaces et s’associent à des matériaux nobles pour créer une atmosphère luxueuse où l’on se sent immédiatement bien.
Contact, le V6 pentastar de 3,6L prend vie en silence. Il est associé à une toute nouvelle boite 8 rapports d’origine ZF. Au ralenti, le son et les vibrations du moteur sont imperceptibles depuis l’habitacle. On évolue dans un cocon où l’on ne perçoit le monde extérieur que par les petites fenêtres. En ville le couple de 340Nm permet d’évoluer sur un filet de gaz, la boite passe les rapports en douceur sans que l’on ressente un seul à coup. Quand on hausse le rythme, le moteur se faire entendre juste ce qu’il faut, un léger feulement très agréable. La boite engageant toujours le rapport adapté, un vrai régal! La route se libère, il est temps de faire parler la poudre, pedal to the metal, la boite tombe plusieurs rapports et le V6 monte rageusement dans les tours. Les 286ch effacent le poids assez conséquent de la belle, 1,8T. Les relances sont vigoureuses et accompagnées d’un grondement des plus réjouissant. La vitesse devient alors répréhensible alors qu’à l’intérieur on ne se rend presque compte de rien dans les gros fauteuils en cuir, aussi confortable à l’avant qu’à l’arrière. Les suspensions filtrent efficacement les aspérités de la route. Sur autoroute, on flotte sur un nuage, sur le réseau secondaire on constate quelques pompages dû au poids mais rien de bien méchant. Le confort est royal ! Mission accomplie pour cette routière qui est un vrai véhicule haut de gamme qui offre une alternative des plus pertinente aux standards Allemands de la catégorie, l’exclusivité et le look en plus. L’association Chryler/Lancia n’a jamais été aussi intéressante surtout avec cette formidable boite 8.
Pour coller encore plus à l’esprit de la « dolce vita » mis à l’honneur dans la nouvelle campagne de publicité, Lancia propose un véhicule passion, un cabriolet 4 places, pour revivre les moments qui ont fait la légende de la marque. Baptisé Flavia, tout comme le dernier cabriolet 4 places datant de 1962, il se base sur la Chrysler 200. C’est une auto imposante avec ses 4,95m de long à la ceinture de caisse haute et au profil plongeant sur l’avant. La ligne est dynamique, élégante, tout en restant sobre. On pourra regretter le porte à faux arrière assez long, que l’on retrouve habituellement sur des CC, alors que là nous sommes en présence d’une capote souple. Une fois encore, le confort et la finition sont de premier ordre et rendent chaque déplacement agréable. Le gros 4 cylindres 2,4L de 170ch associé à une boite auto 6 rapports tous deux d’origine Américaine préfèrent largement le cruising, coude à la portière, qu’une conduite dynamique. La boite pourtant assez réactive gomme la puissance et le couple du moteur, rendant les relances mollassonnes. Le bruit émit par le moteur dans les tours n’incite pas à aller titiller la zone rouge. Dommage, on aurait aimé quelque chose de plus italien, chantant et régalant ses occupants d’une douce mélodie en inox majeur.
Autre point sur lequel la transplantation n’a pas bien prise, les suspensions. Pour faire oublier l’effet chewing gum de l’américaine et offrir un comportement adapté aux routes européennes, on sent que le duo ressorts/amortisseurs a été retravaillé et affermis. Hélas sur route bosselées il se révèle trépidant. Cela ne gâche absolument pas le confort et la tenue de route de l’auto qui s’avère très rassurante, mais nuit juste au plaisir de conduire et au feeling que l’on peut avoir dans le volant. Clairement ce cabriolet se destine à la ballade entre amis sur une corniche ensoleillée. D’autant que l’espace aux jambes et la garde au toit une fois la capote refermée permet de tenir aisément à quatre. Le large pare brise isole efficacement du vent.
De retour sur un segment de marché abandonné depuis longtemps par les Italiens, il n’a pas vraiment de concurrence vu que ses principaux rivaux, Renault Mégane et Peugeot 308 sont des CC. Bien sûr, les ventes resteront confidentielles comme toujours pour ce marché de niche mais permettront à une clientèle en manque de charme et d’exclusivité de s’offrir un véhicule répondant à leurs attentes et surtout à Lancia de renouer avec son histoire. Il est disponible en une seule finition full options proposée jusqu’à fin octobre au tarif de 32 900€ (36 900€ par la suite).






4 Commentaires
Peut-être que bcp s’inquiètent de l’avenir de cette branche très importante dans le groupe , rappelons qu’il s’agit de Chrysler et de Lancia , alors que tout se met en place et que à l’heure actuelle l’on ne voit qu’une gamme momentanée , cette gamme momentanée est là en attendant la mise en place de toutes les nouvelles plateformes .
-mi 2013 , d’abord aux EU , six mois après en 2014 voir milieu 2014 , tout dépendra de la conjoncture apparaîtra la « 100″ en deux empattements -un court -qui réssucitera la DELTA 3portes , et l’autre baséee sur des dimensions un peu plus importantes qui sera en 5 portes , pour remplacer à terme la Delta actuelle en 2014 . Ces voitures seront déclinées sur plusieurs continents et marcchés .
-Par , après fin 2013, début 2014 tjrs aux EU , europe suit 6 mois plus tard , mais tout dépend de la teneur des marchés européens , il y aura la 200 , très réussie en esthétique et assez aérodynamique , comme toutes les futures productions du groupe , ce sera le « TOP » aussi une carrière commerciale sur plusieurs continents , après le voyager , quant à l’ypsilon , pas d’infos pour l’instant , une remplaçante???? -dépend de la stratégie du groupe dans le segment B , et de l’orientation de la nouvelle Punto et consoeurs , voir Mazda , et Volvo.
Super !! Melfi nous annonce à demi-mots que l’Ypsilon n’aura peut-etre pas de descendante, un peu comme la Punto d’ailleurs vu que le segment B va être repensé.
Ou l’art pour Fiat de se tirer, non pas une balle dans le pied, mais dans la tete…
« +120% sur le 1er semestre 2012″ : quand on part de zéro, facile d’afficher une belle progression… Lancia a vendu son âme au passage, et fermé ses usines… merci Sergio!
Ouais…et on apprend ce jour d’Italie l’arrêt imminent des Idea…et MUSA ! ! et devenir fort incertain pour des milliers d’ouvriers de Mirafiori..