Ferrari SP 12EC (photos officielles)
La Ferrari SP 12EC, commande unique d’Eric Clapton, se laisse enfin officiellement admirer.
L’Anglais, fervent amateur et collectionneur de produits frappés du cheval cabré, voulait un véhicule rappelant la fameuse 512BB des années 70, mais avec une facilité d’utilisation et une fiabilité de voiture moderne. Le Centro Stile Ferrari et Pininfarina ont donc joint leurs efforts et ont pris pour base une 458 Italia. C’est celle dont le châssis respecte le plus les proportions du modèle à copier. La nouvelle venue reprend la ligne et tous les éléments de style caractéristiques de son ainée. Mélange des différentes versions de 512 produites, on retrouve les ouïes de ventilation du capot grises, la grille avant chromée, la peinture bi-ton rouge et noire des première séries, les fentes latérales sur le montant C des bbi, le becquet et les couvres culasses noirs, les lames d’extractions d’air entre les feux arrières, les jantes 5 branches, … Tout est là! Les principales différences résident dans la disparition des blocs optiques orange à l’avant (on ne s’en plaindra pas!), la partie noire de la carrosserie n’est plus horizontale mais remonte sur l’arrière et suis la ligne de caisse, l’arrière quand à lui abandonne ses 4 phares pour 2 unités empruntés à une Enzo et les échappement sont au nombre de 3 en position centrale contre 2×2 auparavant.
Faire du néo-rétro n’est jamais une tâche aisée, mais là c’est une démonstration. On retrouve sans problème la filiation et tous les aspects qui datent et donne un coup de vieux à l’ancienne ont été gommé mais sans rien dénaturer, félicitations! C’est mécaniquement que les 2 versions s’éloignent vraiment.
Comme c’est le châssis de 458 Italia qui a été utilisé, impossible de monter un V12 en position centrale arrière, il n’a pas été prévu pour ça. Impossible aussi d’utiliser un chassis d’Enzo présentant cette configuration, car les proportions ne convenaient pas (et il aurait fallu s’en procurer une d’occasion). C’est donc le V8 4,5L de 570ch qui garde sa place sous le capot arrière de la belle. De toute façon il était impossible de mettre un moteur identique à l’origine, les V12 à plat ont disparu du catalogue Ferrari dans les années 90! Le propriétaire ne s’en plaindra pas, les 360ch maxi de la BB ne font pas le poids face aux 570ch de la mécanique moderne et de sa facilité d’utilisation.
Cette manifique réalisation aura tout de même coûté la bagatelle de 4,75 millions de dollars à son propriétaire, mais il parait qu’il est ravi du résultat (on l’espère!), et ça, ça n’a pas de prix!









2 Commentaires
Souvenir… Souvenir…
La BB512… Mon premier fantasme rouge…
Domage, je n’ai pas qq millions d’euros pour faire pareil… Cet homme a bon gout… Etonnant pour un anglais…
Bon alors, on ne parle plus de F1 , ici ! Alonso Ferrari ..ça vs dit qq chose ?