La production redémarre à Mirafiori …
Après 3 semaines d’arrêt de production à Mirafiori, les chaines de montage de l’Alfa Romeo MiTo ont repris du service hier matin dans une ambiance assez pesante, à quelques jours du référendum (jeudi et vendredi).
Les rues de Turin portent encore les séquelles des dernières manifestations, où nous pouvons lire à la peinture rouge des « Marchionne fottiti » (qu’il ne vaut mieux pas traduire) … accolé à la célèbre étoile à 5 branches des brigades rouges italiennes et suivi d’une autre phrase : « Se ne sont pas nous qui devons devenir des Chinois, mais les travailleurs Chinois qui doivent devenir comme nous ».
Le référendum est au centre des débats de ces derniers jours. Dimanche soir, le président de la Région des Pouilles, Nichi Vendola, prédisait la victoire du OUI pour Mirafiori, à l’émission « Che tempo che Fa » sur RaiTre. Mais une victoire principalement du à la pression de la direction de Fiat soulignait-il : « si l’on se pose la question de savoir s’il était préférable de travailler dans de moins bonnes conditions ou ne plus travailler du tout … il est clair que ce référendum a un arrière gout de chantage ». Les mêmes conclusions ont été soutenues par la Fiom, mais aussi le ministre du travail Maurizio Sacconi, qui tout de même relativise ses propros en soulignant qu’il s’agit d’un investissement important pour Turin, la région Piémontaise et l’Italie entière.
Giuseppe Farina, secrétaire du syndicat FIM-CISL, défend l’accord et demande à la Fiom à faire preuve de sagesse en l’acceptant également : « même si les termes de l’accord sont certainement difficiles, il s’agit du référendum de l’espoir, non pas celui de la honte ou de la peur ! Avec cet accord et la nouvelle classification qui a été défini, nous avons la possibilité de gagner plus d’argent, et les opportunités de progresser professionnellement sont devenues plus importantes ».
Attendons le résultat de vendredi soir, mais les derniers sondages montrent une large victoire du « oui » …
Sergio Marchionne, a tout de même indiqué que, s’il n’obtenait pas 51 % de « oui » lors du référendum, il renoncerait aux investissements prévus pour le site et se tournerait vers d’autres usines hors d’Italie. « Si les salariés votent oui, le débat est clos et nous procédons aux investissements ; s’ils votent non, nous annulons tout et nous partons ailleurs. Fiat a de nombreuses alternatives dans le monde ; par exemple au Canada, à Brampton, où le personnel est prêt à accroître la productivité moyennant l’introduction d’une troisième équipe, ou à Sterling Heights près de Detroit », a clairement annoncé M. Marchionne






13 Commentaires
LE OUI A GAGNE
connait on les chiffres définitifs?
« Nasce lo stabilimento del futuro »
L’accord sur la relance de Mirafiari a été approuvé avec 54,7 % de « Si ».
Les votes favorables sont de 2.736, les défavorables de 2.326 (45,9%). L’accord a été signé (Fim, Uilm, Fismic Ugl).
5.218 travailleurs ont voté sur 5.431 ce qui fait un taux de participation de 96,07 %.
Bravo Sergio Marchionne, Brava Fiat.